Jeudi 3 avril 2008

 

 

 

 

 

Paris, le mercredi 2 avril 2008

 

 

 

Communiqué de presse

 

 

 

Congrès fondateur du Nouveau Centre : les 16 et 17 mai 2008 à Nîmes

 

 

Le Comité exécutif du Nouveau Centre réuni hier soir au siège national à Paris, a arrêté les dates du Congrès fondateur du Nouveau Centre qui se déroulera les 16 et 17 mai prochains à Nîmes.

 

Lors de ce Congrès fondateur les militants du Nouveau Centre à jour de cotisation au 23 mars 2008 éliront au suffrage universel direct le Président du parti.

 

Deux candidats se présentent à la Présidence du Nouveau Centre : Mireille Benedetti et Hervé Morin.

 

Le Comité exécutif s’est félicité à l’unanimité de ces deux candidats dont l’engagement au sein du parti est connu de tous, ainsi que d’un accord entre Hervé Morin et Jean-Christophe Lagarde. Au terme de cet accord Jean-Christophe Lagarde soutient la candidature d’Hervé Morin à la Présidence du Nouveau Centre et devrait être nommé Président exécutif notamment en charge de la stratégie et du développement.

 

Au lendemain d’élections locales, où le Nouveau Centre s’est réimplanté avec 2500 élus locaux, l’heure est au débat, à la cohésion, au travail d’équipe pour reconstruire le grand parti du centre et du centre-droit. C’est avec cet esprit d’équipe que le Comité exécutif a souhaité aborder la préparation du Congrès fondateur au cours duquel le nouveau Président désignera le Secrétaire général, les Secrétaires généraux adjoints, ainsi que les principales responsabilités au sein du parti.

 

 

 

Yvan Lachaud

Délégué national du Nouveau Centre

En charge de la coordination
par Fabien COOL
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Mardi 18 mars 2008


 Depuis 2007, le centre est à reconstruire. La principale cause de nos difficultés a été la confusion dans laquelle nous avons été placés, pour des raisons tactiques, au point que nul ne savait plus très bien quelles valeurs nous défendions. Cet excès de tactique nous a conduit à délaisser le fond, à oublier la cohérence de notre tradition intellectuelle et politique. Le centrisme n’est pas un mouvement indéterminé ou neutre que l’on peut mobiliser au service d’une ambition particulière. Le centrisme est un projet de société. Il prend sa source dans un système de valeurs qui suppose de fermes options sur la manière de conduire les affaires publiques. Depuis les dernières élections nationales, je me suis attelé à une œuvre de reconstruction, initiant aussitôt la création du Nouveau Centre. En dix mois, ce jeune parti a dépassé les 7 000 adhérents. Nos premiers pas sont encourageants si l’on songe aux 22 000 membres que comptait l’UDF avant 2007.

Le relèvement du parti centriste peut être désormais acté. Je voudrais ici ouvrir un second chantier, plus fondamental, qui est celui de la reconstruction doctrinale et politique, car si nous devons réaffirmer nos valeurs et poser avec plus de fermeté nos convictions, nous devons aussi expliquer dans quel type d’action publique elles s’incarnent. La défense et la promotion des libertés forment un tout qui conditionne le projet centriste et en détermine le contenu. Je sais que, par culture, les centristes repoussent toutes les formes de dogmatisme. Ils sont ouverts au dialogue, à l’accord, au compromis. Ils répugnent au pur rapport de forces et lui préfèrent la recherche de l’équilibre. Il est certain que l’on ne saurait bâtir une société juste sans porter une éthique du compromis. Mais ce qui est une force éthique peut aussi parfois constituer une faiblesse politique, car la politique est un combat. En 50 ans, sous la Ve république, les centristes ne sont parvenus qu’une seule fois à populariser leurs conceptions. Nous le devons à Valéry Giscard d’Estaing.

Que veulent les centristes sinon réussir à bâtir une société à la fois libre et juste ? Comment ne serions-nous pas très à l’aise dans ce monde nouveau dont la liberté est le principe, nous dont la philosophie repose sur la défense et la promotion des libertés, individuelles et collectives ? Aujourd’hui, la liberté pousse à l’émancipation des sociétés longtemps assujetties, maintenues à la périphérie de l’histoire par des Etats autoritaires ou tyranniques. Voyez la Chine ou l’Amérique latine qui forment le cœur battant de la globalisation. Bien sûr, trop souvent il ne s’agit encore que d’une liberté économique, mais je fais le pari que celle-ci annonce le temps de la liberté politique, parce qu’après l’émancipation des sociétés civiles viendra l’émancipation des individus. L’accès au marché précède toujours l’accès à la démocratie. Les centristes veulent aider la France à s’inscrire dans ce temps, à retrouver le rythme de l’histoire, à renouer avec la jeunesse du monde. Oui, étrangement, la France semble à l’écart, alors que notre passion pour la liberté a donné les moments qui comptent parmi les plus glorieux de notre histoire et les pages les plus brillantes de notre tradition philosophique. La liberté semble nous inquiéter alors que nous la revendiquons toujours comme notre identité profonde. Nous semblons tentés de l’abandonner, à force de précaution extrême, de prévention permanente ou de repli sécuritaire. Plus grave encore, notre pays apparaît de plus en plus comme celui, inquiet, qui troque des sécurités contre des libertés, risques qu’ont si bien décrit Tocqueville et Bertrand de Jouvenel.

C’est pourquoi les centristes doivent avoir le courage de promouvoir franchement la liberté économique et en particulier la liberté d’entreprendre, celle qui combine la réussite personnelle avec le progrès matériel de la collectivité dans son ensemble. Il est très préoccupant pour notre pays de constater que plus personne ne semble pouvoir revendiquer cette liberté sans être aussitôt qualifié d’ « ultra-libéral », formule qui est une sorte d’équivalent du cynisme absolu ! Proclamer son attachement à la liberté économique c’est bien, y contribuer c’est mieux. Cela suppose de soutenir l’esprit d’initiative, d’encourager le risque, c’est-à-dire la création, l’innovation. Sans cela, il n’y aura ni richesses ni redistribution. Soyons concrets : encourager la liberté d’entreprendre c’est par exemple, comme nous le faisons aujourd’hui, supprimer l’imposition forfaitaire annuelle (IFA) qui pesait sur les PME.

Notre libéralisme réclame un équilibre entre les libertés économiques et les libertés politiques. Les premières doivent être tempérées par les secondes. Au nom de l’idéal de justice, le centrisme veut aussi promouvoir une solidarité associative en appui et complément de la solidarité administrative. La solidarité associative doit impliquer davantage les citoyens qui souhaitent s’engager. Elle doit les encourager, les aider et enfin les récompenser. Certes, dans un grand pays comme le nôtre, la solidarité administrative est une nécessité ; pour autant, on ne saurait assumer véritablement la cohésion sociale en la confiant tout entière à l’Etat. Il y a une mauvaise pente qui peut conduire à la déresponsabilisation générale. Nos fléaux sociaux seraient moins nombreux ou moins dramatiques aujourd’hui si nous nous sentions davantage concernés par l’état de notre société, si nous étions un peu plus sensibles au destin de ceux qui nous entourent ou, à l’inverse, si nous avions la certitude de pouvoir compter davantage sur eux. La solidarité associative contribue de deux manières à la cohésion sociale : une première fois, en soutenant les plus faibles d’entre nous ; une seconde fois, en nous invitant tous à manifester une plus grande préoccupation pour autrui.

Une société n’est libre et conquérante que si elle est forte, pour être forte elle doit être responsable et solidaire.

 Hervé MORIN

Président du Nouveau Centre

par Fabien COOL
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Lundi 17 mars 2008
La droite ne perdra pas la majorité au conseil général, c'est une certitude. Cependant la journée de dimanche a été dramatique pour les candidats de droite et de centre droit;  quasiment partout  ce fut une défaite.
On s'attendait au niveau national a une correction, par contre chez nous une telle raclée n'était pas prévue. Le plus bel exemple est venue de Joigny où ils ont fait une Auxerre 2001 (maintien de deux listes qui profite à la gauche qui n'est pourtant pas majoritaire); et quand on voit aujourd'hui ce qu'est devenu Auxerre on peut s'interroger sur la date du retour de Joigny à droite.
Cela a été très serré dans beaucoup d'endroit notamment Saint Sauveur où le divers gauche est passé d'une voix, mais la balance a toujours penché dans le même sens.
La france est en train de devenir toute rose, c'est une couleur à la mode peut être ?
par Fabien COOL
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Jeudi 13 mars 2008

Sauvadet : «L'UMP
a mis en scène le MoDem»

Propos recueillis par Judith Waintraub
12/03/2008 | Mise à jour : 22:03 |
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François Sauvadet : «On peut imaginer des majorités municipales ouvertes, à condition qu'elles s'inscrivent dans un projet partagé.»
François Sauvadet : «On peut imaginer des majorités municipales ouvertes, à condition qu'elles s'inscrivent dans un projet partagé.» Crédits photo : Le Figaro

Le patron des députés du Nouveau Centre dénonce des alliances de circonstance.

LE FIGARO. - Que pensez-vous des accords conclus entre l'UMP et le MoDem ?
François SAUVADET. - Les accords locaux ne peuvent pas s'affranchir d'une cohérence nationale. On peut imaginer des majorités municipales ouvertes, et même très ouvertes, à condition qu'elles s'inscrivent dans un projet partagé. Les appels de l'UMP n'ont servi qu'à mettre en scène François Bayrou et le MoDem, qui pratiquent une opposition systématique. C'est particulièrement flagrant à Paris, où ils n'auront vraisemblablement pas d'élus, alors que l'UDF en comptait 12.

À Paris, le Nouveau Centre ne s'en sort pas beaucoup mieux...
L'UMP a voulu afficherdes têtes de listes dans tous les arrondissements, au lieu de montrer une majorité diverse et rassemblée. Ceux qui ont fait ce choix le paient aujourd'hui. Cela étant, il y aura un groupe NC à l'Hôtel de ville et nous nous conduirons en partenaires libres et loyaux, dans la fidélité à nos engagements.

Pouvez-vous reprocher à l'UMP d'avoir cherché à limiter la défaite qui s'annonçait ?
Je ne lui reproche pas d'avoir voulu démontrer que c'était François Bayrou qui refusait la main tendue, puisque c'est ainsi que l'UMP explique sa démarche. Le problème, c'est que les électeurs ont été troublés. La stratégie a été inefficace à court terme, et elle fait peser un danger pour l'avenir. Gardons-nous d'aider à construire des îlots de résistance au changement. Je vous rappelle qu'en Allemagne la baisse des prélèvements obligatoires a été réalisée grâce à un pacte avec les collectivités territoriales.

Avez-vous dit aux responsables de l'UMP ce que vous aviez sur le cœur ?
Oui. Avec Hervé Morin, nous avons eu une discussion utile avec François Fillon. On ne peut pas revendiquer d'être jugé sur la durée et agir au coup par coup sous la pression électorale. Nous, en 2007, nous n'avons pas noué une alliance de circonstance entre les deux tours. Nous avons fait le choix politique d'être utiles à notre pays en contribuant aux réformes, dans le cadre d'un projet et avec des valeurs que nous partageons. Notre démarche n'a rien à voir avec celle de François Bayrou, qui fait son marché électoral.

Mais il revendique lui aussi des valeurs, au nom desquelles il récuse l'accord MoDem-PC à Aubagne…
Ce sont des valeurs à géométrie variable ! Il récuse l'accord d'Aubagne, mais il ne critique pas l'accord à Marseille avec les listes PS, où figurent des communistes ! Où est la cohérence ? J'aimerais que l'on prenne un peu en compte le pays réel. Nous avons rapporté de belles victoires à Annecy, Drancy, Vincennes, Meudon… Le maillage centriste est retissé, et c'est le Nouveau Centre qui en est l'expression.

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par Fabien COOL
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Jeudi 13 mars 2008
Je ne sais pas quelle sera l'évolution du Nouveau Centre ni même celle du Modem ,  mais  à l'heure des élections municipales, je ne regrette pas mon choix. Quand je vois le Modem aller à gauche, à droite, à l'extrême gauche,  je ne comprends rien ,  je serais vraiment malheureux  si j'étais resté au Modem, ce manque d'idéologie claire me navre et me consterne. Et la cerise sur le gâteau, c'est que François Bayrou est obligé de désavouer une de ses listes.
Enfin, si j'en parle ce n'est vraiment pas pour médire ou  critiquer, mais je repense à mes compagnons de la campagne présidentielle; je repense à l'espoir qui nous habitait, je repense à l'unité, je repense à la clarté. Je vous plainds mes amis. Mais peut être me plaignez vous également...
par Fabien COOL
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Samedi 23 février 2008

Des élections cruciales pour le maillage territorial

La Convention sur les élections municipales et cantonales, qui a eu lieu le 15 février dernier au siège du Nouveau Centre à Paris, a enregistré un vif succès. Plus de trois cent candidats et délégués départementaux, ainsi que de nombreux parlementaires y ont participé.
A cette occasion, la Charte du Nouveau Centre pour les élections municipales signée par l’ensemble des candidats, a été présentée à la presse. La liste des investitures a également été dévoilée. 200 chefs de file et une trentaine de têtes de liste dans les villes de plus de 20 000 habitants sont ainsi investis par le Nouveau Centre.
Lors de cette convention, Hervé Morin, président du Nouveau Centre, a rappelé l’importance du maillage territorial pour le parti, qui compte à ce jour plus de 8 000 adhérents et 76 délégations départementales, en un peu plus de six mois d’existence.


par Fabien COOL
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Samedi 23 février 2008

Discours d’Hervé Morin

Paris, le vendredi 15 février 2008

Convention du Nouveau Centre

 

Seul le prononcé fait foi

 

Les élections municipales vont avoir lieu dans moins d’un mois. Le Nouveau Centre sera présent dans le Sud à Aix-en-Provence, Marseille, Nice avec Rudy Salles, Nîmes avec Yvan Lachaud, Agen avec Jean Dionis du Séjour, Castres avec Philippe Folliot, Toulouse ; dans l’Est à Dijon, Lyon, Besançon, Nancy, Strasbourg, Mulhouse, Reims ; dans le Nord à Valenciennes avec Valérie Létard, à Hem avec Francis Vercamer ; dans le Centre à Blois avec Nicolas Perruchot ; à Paris aussi avec Pozzo di Borgo, au Chesnay avec Christian Blanc, à Meudon avec Hervé Marseille, à Issy-les-Moulineaux avec André Santini, à Drancy avec Jean-Christophe Lagarde ; dans l’Ouest à Brest, Rennes, Bordeaux, Caen, Deauville avec Philippe Augier, Châtellerault avec Jean-Pierre Abelin…

 

Ces élections vont nous donner les moyens de constituer le maillage, le tissu conjonctif dont notre parti a besoin. Ces élections sont le semis d’une nouvelle terre que nous avons labourée et préparée depuis six mois.

 

Ces élections municipales sont une chance extraordinaire pour donner du corps — j’allais dire de la chair — à notre parti dans chaque département, permettre à nos militants de trouver un lieu d’accueil, de discussion, de débat… mais aussi un moyen de mettre en œuvre ce à quoi nous croyons : la liberté, la responsabilité, la confiance dans l’homme de porter son destin collectif.

 

Enfin, ces élections vont être pour nous la chance du plus beau des engagements en politique : la vie locale, la responsabilité locale, le sentiment de construire et de bâtir.

 

Au-delà de ce tissu local, notre travail de maillage se justifie aussi par une vraie conviction, politique et pour ainsi dire philosophique, en faveur de la décentralisation et des libertés locales.

Vouloir une vraie décentralisation, faire vivre les territoires, c’est pour nous une manière de prendre position sur des questions essentielles touchant à la conception de l’unité de la République, à la lutte contre les inégalités, à l’approfondissement de la démocratie locale, au degré d’autonomie financière des collectivités ou encore aux nécessaires adaptations de la fonction publique territoriale.

 

Bien plus, la décentralisation engage un véritable débat philosophique, chargé de résonances politiques, philosophiques et historiques. La décentralisation interpelle nos traditions, nos institutions, nos habitudes, nos valeurs.

Dans notre Histoire de France, dans le patrimoine de nos valeurs héritées, il y a l’idée de la république une et indivisible. Il y a aussi une culture politique fondée sur l’idée de la citoyenneté transcendant les appartenances géographiques, culturelles et sociales. Il y a aussi le principe fondamental de la liberté, qui est pour une large part indissociable de l’égalité, cette égalité étant elle-même constitutive de l’unité nationale. tout cela fait notre modèle, politique et social, français.

Et bien, la décentralisation ne va pas mettre à mal ce modèle français, elle va lui redonner l’oxygène qui lui manque aujourd’hui. La société française aspire à davantage de liberté et de créativité, elle tourne le dos aux schémas de développement imposés depuis Paris. La décentralisation constitue précisément le cadre institutionnel qui lui garantira la confiance, la responsabilité, la liberté.

 

La décentralisation, c’est plus de liberté et plus de responsabilité

La décentralisation se situe en fait au carrefour du libéralisme et de la démocratie chrétienne. Le libéralisme est décentralisateur, car la décentralisation est une des conditions et en même temps une des formes de la liberté.

C’est remettre l’individu au devant de la société : il n’est plus un simple membre d’un corps social dont la volonté générale peut tout régler. Ainsi Benjamin Constant, en 1815, remarquait que ce n’est pas en supprimant les intermédiaires entre l’Etat et l’individu qu’on préserve la cohésion sociale.

Au contraire, ce sont les communes, les collectivités locales, qui peuvent être un moyen de tisser les liens sociaux entre les individus. Il l’expliquait ainsi : « Les liens particuliers fortifient le lien général, au lieu de l’affaiblir. Dans la gradation des sentiments et des idées, on tient d’abord ) sa famille, puis à sa cité, puis à sa province, puis à l’Etat. Brisez les intermédiaires, vous n’aurez pas raccourci la chaîne, vous l’aurez détruite. »

 

La décentralisation, c’est la responsabilité de l’individu, condition de son bien-être

Tocqueville rapporta des Etats-Unis un autre argument libéral en faveur de la décentralisation. Il a en effet été réconcilié avec la démocratie grâce notamment à ce principe de décentralisation qu’il a retrouvé en Amérique. Il a pris conscience que cette forme locale de la démocratie était moins favorable à la tyrannie de la majorité que ne l’était la démocratie française, telle qu’il la vivait.

 

 

De fait, les institutions locales sont capables de garantir un meilleur apprentissage de la liberté ; elles peuvent aussi permettre à l’individu un épanouissement de son intérêt privé, tout en développant son sens de l’intérêt commun. La décentralisation est ainsi le meilleur rempart contre la tyrannie de cet Etat central, tutélaire et paternel, qui finirait par réduire le citoyen à un état de servitude où il doit tout attendre de la société. Tocqueville écrit ainsi : « La société est-elle obligée, comme on le croit chez nous, de garantir l’individu et de faire son bonheur ; plutôt sa seule obligation n’est-elle pas de donner à l’individu des moyens faciles et sûrs de se garantir lui-même et de se créer une existence heureuse ? » La première idée conduit à un pays centralisé, où l’Etat s’occupe de tout, tandis que la seconde suppose des collectivités locales fortes et responsables, laissant les libertés individuelles s’épanouir. Si cette seconde notion est plus difficile dans son application, elle me paraît la seule vraie. C’est la seule compatible avec l’existence de la liberté politique, c’est la seule capable de faire des citoyens et même des hommes.

 

La décentralisation n’est pas contraire à l’unité nationale, c’est même l’aboutissement de la République

Même les penseurs les plus attachés à l’unité de la Nation étaient de fervents défenseurs de la décentralisation. Un exemple ? Barrès — que je n’ai pas l’habitude de citer — voyait dans la centralisation administrative l’étouffement de toute velléité de liberté locale et individuelle, une bureaucratie toute-puissante qui écrasait la France sous le poids de Paris. C’était pour lui la faiblesse principale de notre pays : la France « s’épuise, se dessèche d’envoyer toute sa vie dans Paris qui se congestionne », qu’elle en est « anémiée ». Ancien député de Nancy, il défendait le principe que seul le transfert des pouvoirs de décision aux collectivités locales permettrait le triomphe de l’initiative individuelle et d’apporter des solutions aux grandes questions politiques et sociales que l’Etat centralisé est incapable de résoudre. Il voyait même dans la décentralisation un élément de la doctrine républicaine, « qui fut toujours comprise comme un acheminement vers le gouvernement direct ». La décentralisation était ainsi l’aboutissement de la républicanisation du pays : la conquête des libertés locales, sans lesquelles il n’y a pas de libertés du tout.

 

Vous le voyez bien, c’est tout un héritage politique et culturel, mais aussi un substrat philosophique, qui doit inciter notre pays à aller plus loin dans la voie de la décentralisation. Cette décentralisation est la condition indispensable d’un Etat fort, ramassé sur ses compétences régaliennes et sur son rôle de péréquation.

 

Il est temps de changer notre logiciel d’action publique, d’en finir avec ce centralisme hérité qui verrouille notre pays et bloque les initiatives individuelles.

Tout, actuellement, nous y incite : l’essoufflement de l’Etat, la faiblesse de ses moyens d’investissement, la persistance des injustices sociales, l’atomisation sociale contrebalancée par la quête d’identité qui anime nos concitoyens face aux inquiétudes d’un monde globalisé, tous ces signes militent en faveur d’une République moderne et décentralisée, en faveur d’un renouveau de nos pratiques, pour les rendre plus proches des citoyens. Mettons fin aux usines à gaz que nous avons créées par un chevauchement de compétences.

 

Les élus locaux, dont je suis, le constatent avec désolation : le système fiscal est à bout de souffle, les compétences croisées sont légion, le sentiment est généralisé que l’Etat n’a plus les moyens de ses politiques, que le compte n’y est jamais complètement.

 

Sur le fond, qui pourrait être opposé à un rapprochement des centres de décision pour une plus grande efficacité, pour des économies d’échelles, pour une répartition plus équitable de la richesse nationale ? à un rapprochement des centres de décision proche du citoyen et de ses intérêts ?

 

Jusqu’alors, la décentralisation s’est en grande partie faite par défaut, dans le soupçon, l’Etat paraissant mépriser les collectivités et les territoires devenant méfiants envers l’Etat, et sans réussir à convaincre les citoyens de son bien-fondé. La décentralisation, ce n’est pas l’Etat incapable de se réformer qui se retire sur la pointe des pieds. Ce n’est pas seulement un marchandage financier entre l’Etat et les collectivités territoriales.

 

Cela signifie, de la part de l’Etat, de nouvelles pratiques  : l’Etat doit écouter, déléguer certaines de ses compétences, s’écarter d’une logique hiérarchique au profit d’une logique de partenariat où l’autorité ne se décrète plus, mais se gagne et s’organise différemment. Dans certains secteurs, l’Etat doit être acteur, dans d’autres il doit être régulateur.

 

Je vois quatre conditions pour que la décentralisation telle que nous l’envisageons fonctionne :

 

- 1/ D’abord, il faut une clarification majeure des compétences, c’est-à-dire mettre fin aux compétences croisées, qui sont la source de duplications infinies des services. Quand une compétence est exercée par un échelon de collectivité, elle n'a pas le droit d'être exercée par quiconque. Si elle est exercée par l'Etat, elle n'est pas exercée par une collectivité locale. Au contraire, aujourd'hui, tout le monde fait tout, ce qui crée des complications, des lenteurs, une irresponsabilité générale, et in fine une inefficacité quasi-totale.

Par exemple, l'Etat a son service économique, la région a le sien, le département aussi, l'EPCI aussi, parfois même la commune, sans compter les nombreux comités de développement. Il existe donc cinq services, cinq administrations pour traiter le même dossier.
Et on pourrait en dire autant en matière de culture, de tourisme, de sport... Un chiffre le montre bien : l'évolution du nombre de fonctionnaires depuis 25 ans. La fonction publique d'Etat est passée de 2,1 millions de fonctionnaires en 1980 à 2,5 en 2005 ; la fonction publique territoriale, d'1 million en 1980 à 1,5 million ; la fonction publique hospitalière, de 700000 à 900000 fonctionnaires. C'est la fonction publique territoriale qui a accru la dépense publique.

L’Etat doit donc fixer comme première règle intangible l’interdiction des compétences croisées : une compétence n'est exercée que par une seule personne publique.

 

- 2/ Deuxièmement, il faut rendre la dépense responsable, c’est-à-dire attachée à la recette.

Depuis 1998, l’Etat crée une évolution dangereuse : les recettes propres des collectivités locales diminuent, par la substitution de dotations de l’Etat à des ressources fiscales locales — suppression de la part régionale de la taxe d’habitation, de la vignette, exonérations et dégrèvements que l’Etat propose aux contribuables locaux…

Les chiffres le montrent : en 1998, la part des recettes propres par rapport aux recettes totales hors emprunts était de 60 % en 1998, elle est de moins de 36 % en 2006. Pour les départements, ce ratio est passé de 67 % à moins de 50% en 2006. Et, face à cela, d’autres dépenses lourdes pour les collectivités locales sont montées en charge : la réhabilitation des collèges et des lycées, la gestion du RMI-RMA, l’aide aux personnes âgées dépendantes…

C’est ainsi que nous avons combattu la réforme de la taxe professionnelle, en refusant un mécanisme déresponsabilisant, dans la mesure où ceux qui ont géré avec rigueur sont sanctionnés, alors que ceux ayant des taux très élevés sont récompensés.

Les relations financières entre l'Etat et les collectivités locales doivent être fondées sur la confiance mutuelle et organisées selon des règles claires et pérennes. Et la part des ressources propres doit être d’un montant tel qu’elle détermine la liberté des collectivités. C’est ni plus ni moins respecter l’esprit de la Constitution.

Donner davantage de responsabilités aux collectivités locales, c’est poser en principe l’équivalence entre les charges et les ressources transférées ; spécialiser l’impôt par collectivité ; donner aux collectivités territoriales une certaine liberté pour fixer le taux ou l'assiette des impôts ; mettre en place une évaluation préalable contradictoire des décisions pouvant impacter les finances des collectivités locales ; mettre en place une véritable péréquation, et permettre à la DGF de remplir un vrai rôle de correction…

Il ne s’agit pas de dépenser davantage, mais de retrouver une certaine flexibilité des recettes, afin de permettre aux assemblées territoriales de mener de véritables politiques locales, et pas seulement de gérer des dossiers pour le compte d’un Etat seul gardien de la norme.

 

- 3/ La responsabilité des présidents d’EPCI devant les électeurs.

Le développement et l’importance, démographique et budgétaire, des EPCI à fiscalité propre doivent nous conduire à ouvrir le débat de l’élection des délégués intercommunaux et des présidents au suffrage universel direct. C’est bien souvent la crainte que l’élection au suffrage universel direct ne transforme l’intercommunalité en supra-communalité, et donc ne conduise à la mort des communes, qui fait que cette idée trouve peu de soutien parmi les élus locaux. Mais aujourd’hui, les compétences de l’EPCI englobent la quasi-totalité des compétences communales, et même les polices spéciales peuvent lui être transférées ; elle est devenue un lieu de pouvoir politique et fiscal. Par conséquent, elle doit aussi être un lieu démocratique, sauf à perdre un jour sa légitimité.

Certes, l’autonomie fiscale des EPCI par rapport à leurs communes membres et le simple fait que les EPCI lèvent l’impôt, créent naturellement une responsabilité des délégués communautaires devant les contribuables, leurs électeurs.

Mais le lien entre les électeurs et les délégués communautaires est trop lâche quand ces délégués ne sont pas élus directement par les citoyens. Et le risque n’est pas seulement celui du déficit démocratique, il concerne également une insuffisance de contrôle de l’électeur contribuable sur celui qui lève l’impôt.

Il faudra bien un jour trouver un régime électoral qui donne aux présidents d’EPCI une responsabilité devant les électeurs.

 

- 4/ Dernière condition, il faut tirer les conséquences des lois de décentralisation et trancher le débat département/région.

Par exemple, à la DDASS du Finistère, il y a toujours environ 130 personnes, alors que ces services ont vu leurs fonctions réduites par les lois de décentralisation : ils ont perdu la protection de l'enfance et une partie du handicap au début des années 1980, une partie de l'hôpital avec les ARH, le versement du RMI, la politique du handicap, l'aide aux personnes âgées. Il leur reste l'aide sociale d'Etat, les demandes d'asile et l'hébergement d'urgence, mais ils sont toujours 130. Et la situation est la même dans les DDE et les DRIRE. Ces chiffres le montrent bien : des compétences ont été transférées aux départements et aux régions, les collectivités ont créé des postes, mais l'Etat en a toujours autant. C’est d’abord un gâchis humain, laissant un goût amer à des fonctionnaires qui ont fait le plus souvent leur travail consciencieusement, et pour qui on ferme l'horizon. Et c’est aussi un gâchis financier, bien entendu.

Cela implique aussi de reprendre le serpent de mer des échelons des collectivités locales. Peut-on vivre avec communes, EPCI, pays, départements, régions, Etat et Europe ? Nous avions proposé, à l’UDF, le regroupement département-région. C'est le moins que l'on puisse proposer pour rationaliser ce système complexe, coûteux, fait pour les initiés et certainement pas pour nos compatriotes.

Bruno Rémond, conseiller maître à la Cour des comptes, auteur en 2007 du rapport « La région, une France d’avenir », écrivant cet été dans Commentaire que la région devait être considérée comme le « pivot de l’organisation des pouvoirs publics, du niveau national au niveau local ». Ni Etat central, ni simple collectivité locale comme les départements et les communes, elle participe de l’un et des autres. Il propose notamment la disparition des départements dans les zones fortement agglomérées, par exemple la petite couronne de la région parisienne ou l’espace de la COURLY dans la région Rhône-Alpes, avec transfert des compétences des conseils généraux aux régions ou aux communautés urbaines. Il propose également de transférer aux conseils régionaux un pouvoir réglementaire leur permettant d’appliquer de manière diversifiée, sous réserve du contrôle de légalité, les textes législatifs régissant les politiques publiques ; par exemple, on voit tout l’intérêt d’une mise en œuvre régionalisée liée aux spécificités locales pour la loi littoral ou pour la PAC — les petites exploitations fruitières et maraîchères du Sud-Ouest ne sont pas les grandes plaines céréalières du Bassin parisien ; autre exemple, cela permettrait plus de souplesse dans la gestion de l’apprentissage et de la formation professionnelle, selon un principe qui existe déjà en Alsace et dans les départements mosellans.

 

Regardons chez nos voisins européens : partout où la décentralisation est effective, les résultats sont au rendez-vous, la dynamique économique et la création d’emploi se conjuguent avec le renforcement du pouvoir local. Pourquoi la France ferait-elle exception ?

 

Plusieurs secteurs importants ont tout à gagner de la décentralisation. D’abord, la formation professionnelle, l’apprentissage et l’enseignement supérieur. En effet, face au chômage, des jeunes en particulier, la solution passe notamment par la mise en place d’une formation initiale et tout au long de la vie qui soit enfin adossée aux dynamiques économiques pourvoyeuses d’emploi. C’est là que les acteurs locaux ont tout leur légitimité.

 

Ensuite, l’action économique. Quand on regarde les pays et les régions qui connaissent la croissance – la Catalogne, la Bavière, le Pays basque, on voit aussitôt le lien entre croissance initiatives locales. Le Pays basque espagnol, dans les années 90, comptait 25 % de chômage, aujourd’hui, 4 %. Entre ces deux dates, il y a eu la régionalisation de l’action microéconomique, qui a permis de nouer des relations de proximité et de confiance entre les pouvoirs régionaux, les PME, les universités, les laboratoires de recherche. Les fameux clusters, que nous découvrons aujourd’hui avec les pôles de compétitivité, en sont nés. C’est à l’évidence au niveau local que peuvent se décloisonner le monde universitaire et le monde de l’entreprise. Quant à la belle idée des pôles de compétitivité, elle doit sûrement aller plus loin. Je rappellerai que, selon les régions, le coût de fonctionnement des DRIRE peut représenter jusqu’à 50 % de l’argent distribué ; comment, dans ces conditions, accompagner les initiatives locales ? Il est urgent de clarifier les responsabilités économies : à l’Etat de fixer les grands équilibres macro-économiques, de déterminer la norme et d’assurer la cohésion territoriale ; aux collectivités locales, d’abord la région, de définir des stratégies concertées en faveur du développement économique, en lien avec les entrepreneurs et es chercheurs.

 

Troisième secteur, le développement durable. C’est l’affaire de tous, et d’abord de nos comportements individuels, mais les collectivités locales sont en première ligne : en conditionnant les subventions et les aides au respect de l’environnement, en construisant pour les départements des collèges HQE, pour les régions des lycées HQE ; en utilisant leurs compétences en matière ferroviaire pour favoriser le fret, en lançant des programmes régionaux de maîtrise de l’eau ou de soutien aux énergies renouvelables.

 

Dernier point pour finir, la décentralisation doit être un facteur de démocratisation. Les Français veulent participer, être associés ; il faut les solliciter et avoir confiance. C’est d’ailleurs pour eux que nous voulons décentraliser les pouvoirs et les décisions au plus près du terrain ! Cela implique d’aller plus loin en matière de référendum local et de droit de pétition des citoyens.

 

La décentralisation organisée et équitable libérera l’Etat de ses faiblesses, tandis que l’Etat recentré délivrera l’organisation actuelle des pouvoirs locaux de ses blocages.

 

***

 

Un peu de politique, avant de finir. Ces élections municipales nous auront au moins donné le plaisir de voir le spectacle d’équilibriste que jouent les hommes du Modem. Quel grand écart, par exemple, entre la situation à Dijon, où le Modem fait liste commune avec le maire sortant PS François Rebsamen, et à Périgueux, où le Modem participe à la liste menée par Xavier Darcos, contre le PS. L’embrouillamini atteint son sommet à Lyon, où le Modem est divisé en 3 : la liste indépendante d’Eric Lafond, qui a reçu l’investiture du Modem ; 5 Modem sur la liste de Dominique Perben et 4 Modem sur la liste de  Collomb. A Bordeaux également, Alain Juppé a reçu le soutien du Modem, tandis que la liste du candidat PS Alain Rousset compte également deux candidats MoDem. Autre situation embrouillée, à Corbeil-Essonnes, où François Bayrou s’est désolidarisé de la chef de file MoDem à Corbeil-Essonnes, Nathalie Boulay-Laurent, engagée sur la liste du maire sortant Serge Dassault.

Je finirai par Strasbourg, où une ancienne adjointe de l’UMP Fabienne Keller fera liste commune avec l’ex-porte-parole des Verts Yann Wehrling, qui est en rupture de ban avec son parti ; elle devra cependant faire face à une liste dissidente de militants du Modem. Je dis souvent que, à voir l’enchevêtrement de nos collectivités locales, une chatte n’y retrouverait pas ses petits, mais je crois que la stratégie du Modem est encore plus compliquée…

 

 

***

Notre souci est celui de la cohérence, de la clarté, de la lisibilité démocratique. C’est ce que les citoyens attendent de nous. Et c’est ce qu’une République décentralisée pourrait apporter à la France.

C’est parce que nous sommes attachés à l’unité nationale et à notre Etat que nous sommes partisans de la décentralisation. La décentralisation renforcera la République, elle accroîtra l’efficacité de l’action publique en lui donnant plus de souplesse et de proximité. Finalement, c’est une mesure d’intérêt général, qui redonnera à la France le souffle dont elle a besoin. Elle s’inscrit dans le droit fil de l’histoire de notre République et de la conquête des libertés individuelles.

 

Le président de la République, dans ses vœux aux Français, a appelé à une « politique de civilisation ». Je pense qu’une politique de civilisation digne de ce nom est d’abord une politique de citoyenneté juste. Elle implique de grandes politiques publiques ; une vision du développement social et territorial fondée non sur des discriminations « positives » sectorielles, mais sur la libération des énergies locales et sur des politiques efficaces et responsabilisantes, pour dynamiser les territoires, restaurer l’égalité des chances et créer les conditions d’une véritable identité commune.

par Fabien COOL
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Samedi 23 février 2008
L'Europe relancée

" La représentation nationale française vient de ratifier le traité de Lisbonne. Au nom du Nouveau Centre, je veux exprimer mon soulagement de voir l’Europe relancée. Je veux aussi saluer le rôle de la France.
Par l’engagement de son président Nicolas Sarkozy, notre pays a été l’un des principaux artisans de cette heureuse solution à la crise. Plus que jamais, en ces temps de révolution planétaire, les nations européennes ont besoin d’union. Plus que jamais, notre Union a besoin de règles pour garantir aux Européens la sécurité qu’ils sont en droit d’attendre, comme pour relancer l’esprit de conquête sans lequel nous n’aurions plus de destin.
Je m’exprime ainsi au nom du Nouveau Centre parce que nous sommes les héritiers de la tradition européenne et libérale jadis incarnée par l’UDF et parce que nous serons désormais, au sein de la majorité, les gardiens de cette conviction."

Hervé MORIN
Président du Nouveau Centre

par Fabien COOL
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Vendredi 8 février 2008
hmtop.jpgComme l'a dit recemment Hervé Morin ,  Huit millions d'électeurs ont suivi François Bayrou au premier tour de la présidentielle. Sur ces huits millions cinq ont voté en faveur de Nicolas Sarkozy au deuxième tour. Et ce sont ces derniers que le Nouveau Centre doit représenter, ceux qui font parti de la famille UDF, qui représente un centre droit social qui assume ses choix et les revendique; sans pour autant vouloir être englouti par l'UMP mais le considérant comme un simple allié.
par Fabien COOL
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Mardi 5 février 2008

 

 

Paris, le lundi 4 février 2008

 

 

 

Communiqué de presse

 

 

 

Suite à la démission ce week-end de Michel Mercier, sénateur, président du groupe UC-UDF au Sénat et président du Conseil général du Rhône, de la présidence du Modem du Rhône, Philippe Vigier, député d’Eure-et-Loir, délégué national du Nouveau Centre en charge des élus, constate que « la stratégie de partout et de nulle part de François Bayrou » vient à l’évidence de montrer ses limites.

 

Le Modem, tiraillé entre trois positionnements inconciliables : l’alliance traditionnelle avec la droite, l’aventure à gauche, et une liste autonome, a fini par exploser en plein vol. En démissionnant de la présidence du Modem du Rhône, Michel Mercier a sifflé la fin de la récréation. Il a pris une position courageuse et conforme aux convictions et aux positions qui ont toujours été les siennes, et clarifie ainsi une situation dans laquelle une chatte ne retrouvait plus ses petits.

 

A Lyon, ville traditionnellement modérée, il appartient désormais à tous ceux qui se reconnaissent du courant politique européen, libéral et social, de reconstruire pour redonner au centre tout son rayonnement et toute sa force.

 

 

 

Philippe Vigier

Député d’Eure-et-Loir

Délégué national du Nouveau Centre

en charge des élus

par Fabien COOL
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